PASCALE SÉGUIER

Ses oeuvres

…Je sais que, lorsqu’enfin s’ouvre la porte de l’Atelier, alors se taisent les rumeurs de la rue, alors s’estompent les visages fermés ou inexpressifs, les soucis et les peines et tout le quotidien .
…Je sais que, tandis que me parvient l’odeur puissante des couleurs et du medium, alors s’éloignent les gros titres racoleurs et pessimistes des medias, alors me saisit l’envie de peindre, et plus rien ne compte que ce bonheur- là, dans cet instant- là…

Ici et maintenant…


Une joie sauvage, abrupte, primitive m’investit et, seule au milieu de mon fatras de couleurs de plus en plus ouvertes, éparpillées et étalées, virevoltent mes mains et bouillonne mon esprit,

et je suis pour un temps la reine de mon univers, toute puissante maitresse de mes formes et de mes couleurs.


Puis j’y reviens, je regarde, je critique, je détruis, j’efface et j’y reviens, je cherche...


Mi osmose - mi frustration, telle est la terrible et sublime dualité de la peinture / création.


Demain je m’y remets, demain je continue, demain sera un autre jour.


« Je fais de lents progrès » écrivait Cezanne quelques jours avant sa mort.

Pascale Caillou Seguier

" What to say of my painting? It is difficult for me to speak about it , because I paint as I breathe, but if I think too much of my breathing, I fear that it will stop.

The same applies to my painting.

I paint instinctively and I do not like to analyze my fabrics because their major direction and their place in the guide line of my work appear only years later to me,

but at this time there, in any obviousness and without needing to ask myself multiple questions.

When time passed, I easily replace them in the historical, family, sentimental and vital contexts which generated them.

The retreat of the years enables me to reconstitute the puzzle and to explain the choice of the subjects, the supports, the matters, the treatment.

Work of lapse of memory, work of mourning, catharsis, assimilation, sublimation, research, research still and always."